On ne peut évidemment oublier, ou rayer, 6 ans de vie commune… Et puis de toute façon, je ne le souhaite pas !
Il a fait partie de ma vie, et bien que ces trois dernières années furent, osons le dire, chaotiques à cause essentiellement de certains évènements extérieurs à notre couple, je me rends compte aujourd’hui l’importance primordiale de communiquer au sein d’un couple.
Qu’il soit homo ou hétéro, la dynamique est la même, beaucoup de choses n’ont pas été dîtes entre nous par peur, pour l’essentiel, de se perdre mutuellement, et pourtant, aujourd’hui, c’est cette même peur qui nous a perdue.
Hier, nous avons donc mis un terme à notre relation.
Etonnamment, pas de crise de larmes ou de pleurs, ni d’un côté, ni de l’autre, mais l’ambigüité de notre relation actuelle rendait bien des gens malheureux, cette rupture s’est donc déroulée tout naturellement comme si, tous les deux, pour une fois, nous étions arrivés à la même conclusion… Julien m’a donc tout avoué, me révélant, au passage, certains détails croustillants de quelques relations de passage dont évidemment, je n’avais pas eu connaissance à l’époque. Depuis trois ans en fait, nous n’étions plus sur la même longueur d’onde… C’est aussi hier que j’ai appris qu’il a effectué un test HIV en Aout dernier, alors que nous avions projeté de le faire ensemble !
Que vous dire de plus ! Que je n’arrive pas à être triste ou mélancolique ! Et que nous sommes tous les deux, à nouveau, célibataires…
Certes, je l’aime encore, mais d’un amour différent, et peut être plus sincère en fait, nous continuerons à nous voir, à faire des activités ensemble, et il sait que je serais toujours là pour lui.
La fin de notre amour, je le crois, laisse la place à un début d’une belle et grande amitié. Mais n’y voyez aucune ambigüité dans mes propos, il ne se passera plus rien de physique entre nous car dans tout ce que je fais, je reviens rarement, pour ne dire jamais, sur le passé… Je n’aime pas le passé, il n’est bon que pour les souvenirs et pour ce qui concerne Julien, j’en ai une bonne quantité, suffisamment en tout cas pour que je sois fier et heureux de lui avoir consacré 6 ans de ma vie.
Pour ma part, je vais regoûter aux plaisirs des rencontres, des complicités, sortir de chez moi, peut être même refaire du sport, m’aérer, retrouver un peu de liberté coquine même… Pourquoi pas !! Bien que j’ai 36 ans je m’estime encore bon pour le service (Je plaisante !)
Communiquer est donc primordiale, mais obliger quelqu’un à le faire est quasiment impossible, et malgré le bien que cela fait de se dire les choses, nous ne le savons, malheureusement, que bien trop tard !
Tout ce que je nous souhaite désormais, c’est d’être heureux… Et un ami confident, dans ce domaine peut être d’une grande utilité, en tout cas forcément plus que quelqu’un qui est avec vous plus par dépit ou par peur d’être seul !
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