
Amour de soi !
Il y a des questions qu’on devrait se poser plus souvent.
Nous ne le faisons pas, parce que notre vécu, ou notre personnalité ne s’y prête pas, ou alors, on peut considérer que ces questions peuvent avoir des réponses qui ne nous conviennent pas à un moment T…
Alors on préfère, les occulter, car nous n’avons pas un intérêt à y trouver nécessairement une réponse…
Cela peut aller à des questions évidentes par leurs réponses, telles que « Pourquoi je fume ? », « Pourquoi je bois ? », « Pourquoi je baise sans capote ? »…
Et il y en a plein d’autres !
Pourtant, nous ne pouvons pas ignorer les risques encourus, lorsqu’on fume deux paquets de cigarettes par jour, qu’on boit deux litres de bière, ou que l’on multiplie les rapports non-protégés…
La plupart d’entre nous, et moi le premier (Ce fut un de mes arguments), nous invoquerons le « plaisir » et/ ou une certaine liberté individuelle…
Quitte à nous mettre en danger…
Mais tous ces choix…
Plus ou moins incohérents à la base, car ils mettent en cause notre propre intégrité physique, à plus ou moins long terme…
Pourquoi les prenons-nous néanmoins ?
Après 5 mois de psychothérapie…
J’ai peut être ma réponse…
Je dis bien… MA REPONSE…
Je n’ai aucune prétention à la généraliser… Loin de là !
L’humain est un être individuel, qui ne ressemble à aucun autre…
Et quelle chance nous avons là …
C’est ce qui fait notre force pour nous aimer les uns, les autres…
Je suis en manque d’amour…
Mais, au sens général du terme…
Et je crois bien, que je n’ai jamais su ce qu’était l’amour…
Cela parait tellement simple comme réponse…
Et pourtant, avec du recul…
Tout ce qui s’est passé dans ma vie est liée à çà …
A un manque d’amour de ma mère, de mon père…
Ou plutôt, elle repose sur un amour, sans doute véritable, mais non-dit…
Et lorsque j’en ai pris conscience, tout s’est brusquement imbriqué dans un ordre qui devenait irréfutable…
Car, ne le connaissant pas, je fuis les gens qui m’en montre….
Et effectivement cela a toujours été le cas, même avec mon ex, qui me le montrait pourtant, mais qui est devenu très suspect pour moi…
Mais le plus « grave »…
C’est que ce manque d’amour est aussi dirigé vers moi…
Je ne m’aime pas…
A cette considération, je ne peux pas dire le contraire…
Cela a toujours été…
Et on va dire que je viens d’en prendre conscience…
Et si l’on ne s’aime pas, on ne peut pas aimer et être aimer…
Ce ne sont pas des conclusions pseudo-psychologiques…
Nous avons beaucoup discuté avec ma psy de ce sujet.
Je ne sais pas aimer…
Au sens général…
Et comme je ne le comprends pas, j’ai plutôt tendance à le fuir, à un moment donné…
Cela fait deux mois…
Deux mois d’arrêt maladie…
Deux mois d’inactivité qui me pèse, car je ne m’étais jamais arrêté aussi longtemps de ma vie…
Le taf, le boulot, a toujours été ma raison de vivre et ma priorité absolue…
Et je suis fier de mon parcours professionnel, j’ai commencé caissier dans un hyper, j’ai été expatrié à Tunis et je suis actuellement manager d’une équipe de 15 personnes…
Mais, je me rends compte, aujourd’hui, les sacrifices que j’ai effectué, sur ma vie personnelle, pour y arriver professionnellement !
Je ne parle pas de regrets…
Et quel est l’intérêt d’en avoir aujourd’hui, mes choix du passé ont été les miens…
Et je les ai toujours assumés…
Ce qui m’intéresse, maintenant, est de pouvoir avoir une simple considération pour moi-même…
Puis de m’aimer un tant soit peu…
C’est en cours…
Et peut être…
Alors…
Quelqu’un pourra m’aimer en le comprenant !
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